Chirurgie Spécialisée du Genou à Toulouse

CHIRURGIE  SPECIALISEE  DU  GENOU
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Cartilage / Arthrose

L' ARTHROSE DU GENOU

( GONARTHROSE )




L'arthrose correspond à l'usure d'une articulation et à ses conséquences.



Genou : fémur, tibia, péroné, rotule, ligaments, tendons
Vue anatomique profonde du genou


Surface articulaire fémorale non dégénérative
Genou non arthrosique :
cartilage intact (en bleu)


Genou : muscles quadriceps, muscles jambiers, tendon rotulien
Vue anatomique superficielle du genou


  
L’arthrose du genou, ou gonarthrose, est une maladie dégénérative de l’articulation du genou, dont l’évolution est généralement relativement lente.
 
L’arthrose correspond, par définition, à l’usure du cartilage articulaire.
Ce dernier se dégrade progressivement et voit donc son épaisseur diminuer : radiologiquement cela se manifeste par un « pincement de l’interligne articulaire ».
 
La particularité de l’articulation du genou est qu’il y a d’autres formations dans l’articulation:
les ménisques et des ligaments.  
L’arthrose est donc également responsable d’une dégénérescence de ces ménisques et de ces ligaments.
 


Quelle est l’origine de l’arthrose ?

  • Soit on considère qu’elle est primitive, ans facteur déclenchant connu
  •  
  • Soit on parle de gonarthrose secondaire, car elle résulte d’un traumatisme articulaire (fracture articulaire, rupture ligamentaire, lésions méniscales traumatiques), d’une séquelle de fracture osseuse ayant abouti à une déformation des os (cal vicieux) et donc à un dysfonctionnement articulaire, de certaines maladies métaboliques (goutte, chondrocalcinose articulaire, …), etc.
 
La gonarthrose peut être primitive, mais favorisée par des morphologies à risque, notamment des déviations de l’axe des membres inférieurs, comme un genu varum (genoux en dehors <>) ou un genu valgum (genoux en dedans ><).
 
 


 
Symptômes de la Gonarthrose

Le symptôme principal est la douleur, typiquement mécanique (c’est-à-dire directement en rapport l’utilisation du genou), survenant initialement à l’effort puis devenant progressivement permanente, diurne et nocturne. La douleur peut être localisée à un des compartiments du genou ou être globale, diffuse à tout l’ensemble du genou.
 
Les douleurs peuvent être associées à un épanchement articulaire. Ce gonflement du genou est classiquement bien visible en avant (antérieur) et au dessus de la rotule. Parfois, il est postérieur, sous la forme d’une tuméfaction : le kyste poplité. La présence d’un kyste poplité ne signifie rien de plus que l’excès de liquide articulaire dans le genou. Il est exceptionnel d’avoir à enlever un kyste.

Les douleurs peuvent également s’accompagner d’une limitation des mobilités de l’articulation (enraidissement). Il est fréquent d’observer une perte de l’extension (ou flessum) qui pourra être difficile à récupérer.

Il est habituel que la manifestation inaugurale de l’arthrose soit une lésion méniscale, dite dégénérative, c’est à dire liée à l’arthrose, qui apparait spontanément, ou après un faux mouvement peu important.
 
Parfois, l’évolution se fait sous la forme de poussées inflammatoires plus ou moins temporaires, associant douleur, épanchement important, chaleur, impotence fonctionnelle. Ces poussées sont déclenchées de temps en temps par des efforts prolongés.

Les autres symptômes sont :

- l'instabilité : l'instabilité correspond à des épisodes de dérobements vrais du genou (parfois avec chutes), ou simplement de sensations d'appréhension ou d'insécurité.
L'instabilité peut être due à des causes multiples et variées comme une interposition entre les surfaces articulaires (une languette méniscale, un corps "étranger" cartilagineux), une subluxation de la rotule, une chondropathie rotulienne, une insuffisance ligamentaire etc... Une insuffisance du quadriceps est une autre cause d’instabilité. Parfois la douleur entraîne une instabilité, par inhibition de l'action des muscles stabilisateurs du genou.

- les blocages : Beaucoup de patients parlent de blocage, mais il s'agit rarement d'un blocage véritable, d’origine méniscale (limitation soudaine de la mobilité en extension alors que la flexion est respectée).
Le vrai blocage  survient le plus souvent après un accroupissement prolongé. Il peut être fugace, peut durer plusieurs heures, ou bien encore peut ne pas céder spontanément, nécessitant ainsi une intervention rapide. Il correspond à une déchirure « en anse de seau » du ménisque qui s'interpose entre le condyle fémoral et le tibia.
Les  autres blocages vrais peuvent avoir pour origine des fragments ostéo-chondraux qui se coincent  dans l'articulation, de façon fugace et répétitive.
 
Les faux blocages sont des limitations de l'amplitude d'extension qui peuvent être dus à des causes diverses, comme des épanchements (qui provoquent une limitation des mouvements par distension douloureuse), ou des rétractions capsulaires (après entorse) ou des accrochages tendineux (par exemple sur des reliefs osseux comme des exostoses ou des ostéophytes).
Des pseudo-blocages peuvent avoir une origine rotulienne , ils correspondent le plus souvent à des accrochages des surfaces cartilagineuses abimées. Ils surviennent après une station assise prolongée ou dans les escaliers. Ils sont fugaces et cèdent après quelques mouvements de flexion extension.
 
  

 

Explorations complémentaires
 
Les examens complémentaires d’imagerie les plus informatifs sont habituellement très simples.
 
 
Radiographies standards
Elles sont obligatoires et le plus souvent suffisantes.
Dès qu’un pincement de l’interligne articulaire est visible sur les radiographies, le diagnostic d’arthrose est posé. Aucune autre exploration n’est nécessaire.
L’IRM est totalement inutile pour le simple diagnostic d’arthrose.
Les clichés radiographiques nécessaires pour le diagnostic d’arthrose sont : incidence de face, incidence de profil, incidence en schuss (genou de face en légère flexion), et incidence fémoro-patellaire.
 
Le principal signe radiologique de l’arthrose est le pincement articulaire.
Les autres signes radiologiques de l’arthrose sont :
  • Les ostéophytes
  • Les géodes
  • La condensation de l’os sous chondral

La radiographie permet de rechercher des causes ou facteurs favorisants de la gonarthrose :
  • locaux : malfomations, séquelles traumatiques, ostéochondromatose synoviale, etc
  • régionaux : anomalie axiale ou rotationnelle des membres...
  • généraux : chondro-calcinose articulaire diffuse....
         
Cette recherche peut donc conduire à la réalisation d’autres bilans radiologiques : goniométrie des membres inférieurs (télémétrie), radiographies d'autres articulations...

 
Goniométrie des membres inférieurs (Télémétrie)
Elle permet de mesurer l’axe des membres inférieurs. Les informations qu’elle apporte sont indispensables pour connaître l’origine de la déformation et pour orienter les choix de traitement. Elle permet aussi de calculer les corrections angulaires à réaliser si un réalignement du membre inférieur est décidé.

 
Tomodensitométrie (TDM, ou Scanner)
La tomodensitométrie simple n’a pas un intérêt important pour la gonarthrose.
 
Par contre, l'Arthro-Scanner peut être intéressant.
Un produit de contraste est injecté dans l’articulation. Il moule les contours cartilagineux et méniscaux. Cet examen donne une vision très précise de la sévérité et de la localisation de l’arthrose. Il renseigne très exactement sur l’état des ménisques.
 
 
Arthroscanner du genou.
Reconstruction coronale.
1, Fémur. 2, Condyle fémoral. 3, Plateau tibial. 4, Ligament croisé antérieur. 5, Produit de contraste (couleur blanche). Flèche, Cartilage articulaire.

Les reconstructions frontales et sagittales de l’arthroscanner permettent une bonne analyse des surfaces cartilagineuses.
L’arthroscanner permet également une analyse très fine des fissures radiaires et des lésions méniscales détachant un fragment luxé dans l’échancrure (« anse de seau »).  
 
Arthroscanner du genou. Reconstruction sagittale.
1, Bourse sous-quadricipital. 2, Fémur. 3, Corne antérieure du ménisque interne. 4, Tibia. 5, Corne postérieure du ménisque interne. 6, Produit de contraste (couleur blanche). Flèche, Cartilage articulaire.
 
 
I R M
Technique non irradiante et non invasive, l’Imagerie par Résonnace Magnétique (IRM) permet d’étudier toutes les structures du genou (« de la moelle osseuse jusqu’à la peau ») dans tous les plans de l’espace ; en dehors de renseignements morphologiques de grande valeur, elle apporte aussi des « éléments fonctionnels ».
 
Coupe sagittale SE T1 : le cartilage présente un signal intermédiaire.
 
L’arthro-IRM est une IRM durant laquelle du Gadolinium très dilué est injecté dans l’articulation avant l’examen IRM. Le contenu articulaire apparaît alors en  hypersignal, silhouettant parfaitement la surface des cartilages mais aussi les autres structures intra-articulaires (comme l’arthroscanner) et mettant aussi en évidence les communications pathologiques entre l’articulation et les structures de voisinage.



 
 
Traitement de l'Arthrose du Genou
 
La gonarthrose, en fonction de sa gravité et de son retentissement au quotidien, peut être prise en charge selon deux modalités :




Arthrose limitée, fémoro-tibiale interne
Gonarthrose
fémoro-tibiale
interne

Arthrose affectant tout le genou
Gonarthrose
globale
(diffuse)

Pas de gonarthrose radiographique
Radiographie :
Genou
normal

Arthrose globale du genou
Radiographie :
Gonarthrose
globale
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