Méniscectomie sous Arthroscopie - Chirurgie Spécialisée du Genou à Toulouse

CHIRURGIE  SPECIALISEE  DU  GENOU
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Méniscectomie sous Arthroscopie

Ménisques
 
 
Traitement des Lésions Méniscales




Le type de traitement sera décidé au terme de la consultation avec le chirurgien. Trois solutions thérapeutiques sont possibles :
         
- Abstention chirurgicale :
il est en effet possible de laisser en place un ménisque fissuré s’il n’est pas gênant, et si la lésion est minime et stable.En cas de lésion méniscale dégénérative stable survenant sur une arthrose débutante, un traitement médical par viscosupplémentation peut être préférable à une chirurgie méniscale.
 
- Méniscectomie partielle :
c’est l’ablation du ménisque malade. Cette intervention se déroule sous arthroscopie, et consiste à enlever uniquement la partie abîmée du ménisque. Seule la fissure est retirée, le reste du ménisque est laissé en place.
Le traitement chirurgical est réalisé sous arthroscopie : deux petites incisions sont faites en avant du genou, une caméra (l’arthroscope) et des instruments sont introduits dans le genou après avoir gonflé d’eau l’articulation.
L’intervention dure 10 à 15 minutes, se déroule sous courte anesthésie générale, dans le cadre de la chirurgie ambulatoire (entrée le matin, sortie l’après-midi).

- Suture méniscale :
Cette intervention, lorsqu’elle est réalisable, consiste à réparer le ménisque.
 
 
 

 
Indications  :  quand faut-il opérer un ménisque fissuré ?
 

Il n’y a pas de raisons médicales qui doivent faire conseiller l’ablation systématique du ménisque s’il est lésé.
 
En effet, l’indication d’une éventuelle intervention dépend uniquement de l’importance des douleurs, de la gêne fonctionnelle, de la répétition de blocages éventuels et du souhait du patient d’être soulagé.
 
Le rôle du médecin ou du chirurgien n’est pas de prendre la décision, mais de faire un diagnostic précis et d’apporter au patient toutes les informations pour lui permettre de décider du traitement le plus approprié.
 
Ce principe est d’autant plus valable qu’il n’y a pas d’urgence : laisser en place une lésion méniscale n’aggrave pas l’état du genou et ne complique pas une éventuelle opération faite ultérieurement si elle devenait nécessaire en raison de l’aggravation de la symptomatologie fonctionnelle. La seule conséquence de cette temporisation peut-être bien sûr la persistance ou l’aggravation des douleurs, que le patient est seul à pouvoir apprécier, ou la survenue d'un éventuel blocage qui pourrait, s'il persistait, nécessiter un recours rapide à l'arthroscopie.
 
Il ne faut pas se faire opérer si la gêne douloureuse est minime, tout à fait supportable et sans conséquence sur la vie quotidienne ; c'est dans de tels cas que le traitement médical (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations du genou, en particulier infiltrations en périphérie du ménisque lui-même) peut parfois être efficace sur les douleurs et permettre de retarder ou d'éviter l'intervention.
A l’opposé, il serait dommage de se gâcher la vie en souffrant et en réduisant ses activités, en particulier sportives, alors qu’il est possible d’être guéri par une opération peu invasive.




 
 
 
Méniscectomie

 

Lorsqu'un ménisque est abîmé et gênant, il est possible d'en effectuer l'ablation partielle sous arthroscopie. Le principe de cette intervention est d'enlever uniquement la partie lésée du ménisque, en conservant sa partie intacte, de façon à ménager au maximum son rôle d'amortisseur et de stabilisateur.
 
Les lésions méniscales
Quelle que soit la dénomination, rupture, fissure, clivage,   déchirure, languette, etc, la lésion entraîne   une gêne très variable, allant de l'absence de troubles, à des douleurs,   gonflements et parfois blocages du genou
L'anse de seau est une lésion   bien particulière : la déchirure se fait dans l'axe du ménisque. Le fragment   méniscal ne reste plus attaché au reste du ménisque que par ses deux   extrémités. Il peut se déplacer, et en particulier se luxer vers le centre de   l'articulation, à l'origine d'un blocage du genou.  
       
Le principe de l'opération
L'opération consiste à enlever toute la partie lésée du ménisque, en conservant ce qui reste de ménisque intact.

 
  
         
Ménisque interne lésé (languette)          Tracé de la découpe           Opération terminée
       


Technique de la méniscectomie arthroscopique
L'arthroscope, petit tube optique, muni d'une caméra, est introduit par une petite incision d’un demi centimètre, et permet de visualiser le ménisque atteint.
Par une deuxième petite incision, des petits instruments sont introduits : crochet palpateur, pinces "emporte pièces" qui grignotent progressivement le ménisque, ciseaux etc. La partie abîmée du ménisque est enlevée, en la détachant en un seul tenant, ou en la morcelant progressivement.
 
 
Résultats de l'ablation du ménisque
Les résultats de cette intervention dépendent beaucoup de l'existence d’éventuelles lésions associées :
- les résultats pour une rupture isolée d'un ménisque, sans atteinte associée du cartilage ou d'un ligament, sont excellents dans la très grande majorité des cas : disparition des douleurs et des éventuels blocages, reprise possible de toutes les activités sportives.
- en cas d'arthrose associée, l'ablation du ménisque donne des résultats variables car il est difficile de faire la part, dans le déterminisme des douleurs, de ce qui revient à l'arthrose et à la lésion méniscale.
L'ablation du ménisque peut bien soulager, mais ne modifie pas l'évolution de l'arthrose et la nécessité d'une éventuelle opération ultérieure sur cette arthrose.
 
 
Complications et suites opératoires
Les complications de cette opération sont rares :
Certaines sont en rapport avec le geste arthroscopique. D’autres sont directement liées à l'ablation du ménisque :
- survenue d'une arthrose. Le processus arthrosique et l’apparition de lésions méniscales ont bien souvent les mêmes causes. Cette arthrose n'est pas inéluctable, et lorsqu'elle se manifeste, c'est le plus souvent bien des années plus tard. En revanche, la survenue d'une arthrose précoce, dans les suites d'une méniscectomie, est exceptionnelle et se rencontre surtout après l'ablation du ménisque externe.
- survenue d'une nécrose localisée d'un condyle fémoral, exceptionnelle.
- persistance ou réapparition de douleurs. Elles peuvent être dues à une lésion du ménisque restant, que la résection ait été trop économe, ou qu'une nouvelle lésion se soit produite.
Toutes ces complications sont très rares, et les suites de cette petite intervention sont habituellement rapides.


 
L'intervention ne nécessite pas de vraie hospitalisation, la prise en charge est quasiment toujours effectuée en ambulatoire.
La reprise de la marche, avec ou sans cannes, est effectuée généralement immédiatement après l'opération.
La rééducation n'est pas toujours nécessaire.
La reprise des activités sportives a lieu habituellement au bout de 4 à 8 semaines, ces délais pouvant varier d'un patient à l'autre.




RESULTATS DE LA CHIRURGIE MENISCALE


La chirurgie méniscale est une véritable intervention chirurgicale de l’articulation du genou.

Le ménisque est un tissu vivant, vascularisé. La capsule articulaire, qui transforme l'articulation en une cavité étanche est vascularisée (saignement) et innervée (douleur).
La récupération est souvent rapide, parfois en moins de 10 jours, notamment en cas de lésion méniscale traumatique, surtout chez un patient jeune. Mais parfois, l'évolution est plus lente. Elle peut nécessiter dans quelques cas 1 à 2 mois de repos et/ou de rééducation.

Si l'arthroscopie est réalisée dans un contexte d’arthrose du genou, cette arthrose conditionne la récupération du genou après l'intervention. La convalescence peut être incomplète et lente. Il faut attendre, au moins 3 mois, dans un contexte d'arthrose, avant de penser qu'il n'y aura pas de guérison. L'arthroscopie pour lésion méniscale d'origine arthrosique, est une intervention qui permet de faire disparaître certains symptômes douloureux ou génants ; les résultats ne sont pas forcément certains et immédiats. Cette chirurgie arthroscopique (méniscectomie) n’aura pas de conséquence sur l'arthrose qui persistera et continuera probablement à s'aggraver.

Après l'intervention, il faut ménager l'articulation et récupérer progressivement.
Il faut mettre au repos le genou, bien le glacer, et si besoin prendre un traitement antalgique.
Il est inutile de vouloir aller vite et d'espérer gagner du temps "en forçant". Il est bien plus probable, au contraire, que cela fasse persister le gonflement du genou et augmenter les douleurs.




REEDUCATION APRES CHIRURGIE MENISCALE


La rééducation n'est pas obligatoire.
Durand les quinze premiers jours post-opératoires, il faut avoir une activité limitée.
Il ne faut effectuer que les exercices préconisés par le kinésithérapeute, vu avant ou après la sortie du service ambulatoire.

Si le genou récupère progressivement seul, il n'est pas utile de faire de la rééducation. Il est préférable de reprendre progressivement des activités simples dont la durée et l’intensité sont augmentées progressivement.

Si au bout de 2 à 3 semaines, aucune amélioration n’est constatée, que les douleurs restent toujours importantes, sans évolution, la rééducation peut être utile.
Elle doit être prudente, essayant initialement de lutter contre les douleurs, de faire régresser l’épanchement articulaire, et de récupérer les mobilités articulaires.

Le travail de musculation n'est débuté que lorsque les douleurs ont diminué. Il est essentiel alors d’effectuer cette récupération , ce renforcement musculaire très progressivement, en augmentant la durée des efforts. Le travail en intensité est repris une fois que tout s'est amélioré.




EVENTUELLES COMPLICATIONS  APRES  CHIRURGIE DES MENISQUES


Ces complications sont rares, mais elles peuvent survenir, comme pour toute chirurgie, et l’arthroscopie est une chirurgie.

L’ arthroscopie du genou est une technique chirurgicale très sure.
Les quelques risques qui peuvent survenir sont :

- Les complications pendant l’intervention

  • Les complications vasculaires : l'artère ou la veine poplitée peuvent être très exceptionnellement blessées, pouvant avoir des conséquences graves.
  • Les complications nerveuses : une zone d'anesthésie cutanée voire des fourmillements localisés sont possibles par atteinte de petits rameaux nerveux situés sous la peau au niveau de la cicatrice. En général ces sensations désagréables s'atténuent avec le temps. Les lésions nerveuses plus importantes sont exceptionnelles.
  • Une entorse du ligament latéral interne peut survenir, due aux manœuvres qui permettent d'écarter le fémur du tibia pour accéder aux ménisques.  Elle n’a aucune gravité, cicatrise spontanément en quelques semaines, mais elle peut expliquer des douleurs pendant un certain temps.
  • Le bris d'instruments : les instruments utilisés sont fragiles et peuvent (rarement cependant) se casser même s'ils sont maniés par un opérateur soigneux et entraîné.

- Les complications après l'opération

  • Les complications thrombo-emboliques : les phlébites et les embolies pulmonaires ne sont pas spécifiques de l'arthroscopie. Elles sont très rares. La prescription d’un traitement anticoagulant préventif (injection quotidienne d’héparine) n’est d’ailleurs dans la plupart des cas pas recommandée.
  • Les douleurs : l'arthroscopie est une véritable intervention chirurgicale. L'articulation peut rester douloureuse, parfois très douloureuse, parfois longtemps (plus de un mois), surtout s'il y a beaucoup d'arthrose, surtout si trop d'efforts, trop intenses, trop précoces, et/ou trop prolongés, sont demandés à l'articulation.
  • L'arthrite : c'est une infection post-opératoire de l'articulation. La fréquence est rare, moins de 0,5% de toutes les arthroscopies. Le traitement nécessite une nouvelle intervention, un lavage arthroscopique de l'articulation et un traitement antibiotique adapté prolongé.
  • L'hémarthrose : c'est la survenue d'un épanchement sanguin important et douloureux dans l'articulation. Rare (0,5%), son traitement peut nécessiter une ponction, plus rarement un lavage.
  • Un épanchement non sanguin de l'articulation est possible, souvent dû à une reprise trop rapide de l'activité. Sa persistance peut parfois nécessiter une infiltration intra-articulaire.
  • Une tuméfaction localisée sur la cicatrice est possible. La guérison spontanée est habituelle. Un geste chirurgical d'excision est exceptionnellement nécessaire.
  • Le syndrome algodystrophique, complication très rare mais non spécifique de l'arthroscopie est responsable de douleurs et de raideur. Son évolution est longue parfois 12 à 18 mois. Sous traitement, avec le temps, la guérison est habituelle
  • L'arthrose. Si l'arthroscopie a été effectuée pour une lésion méniscale dégénérative arthrosique, l’arthrose continuera à progresser.
Le fait que le ménisque présente des lésions fissuraires signifie que l'arthrose est en train d'évoluer. L'arthroscopie n'interrompra pas cette évolution et parfois même l'arthrose progressera plus vite. Cette arthrose persistante peut être responsable de la persistance de douleurs, sans aucune amélioration par rapport à l'état pré-opératoire.
Il n'y a pas de lien entre sévérité des douleurs et sévérité de l'arthrose. Les arthroses les plus avancées ne sont pas forcément les plus douloureuses.


  POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :

   - Fiche d'information Persomed : Chirurgie arthroscopique du ménisque

   - Fiche d'information Asspro : Méniscectomie sous arthroscopie


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