Suture méniscale - Greffe - Chirurgie Spécialisée du Genou à Toulouse

CHIRURGIE  SPECIALISEE  DU  GENOU
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Suture méniscale - Greffe

Ménisques
 
Suture Méniscale

 
Toutes les lésions méniscales ne sont pas réparables.
 
La suture ne peut être effectuée que dans des conditions bien précises : lésion périphérique, concernant les zones bien vascularisées du ménisque, récente, sur genou stable, chez un sujet jeune.
C'est pourquoi le choix définitif entre suture et méniscetomie se fait le plus souvent pendant l'intervention.
 
La conservation méniscale, chaque fois qu'elle est possible, est importante pour préserver l'avenir du genou.
 
Au niveau du ménisque médial, les lésions méniscales qui sont susceptibles d’être traitées par suture sont habituellement associées à une rupture du ligament croisé antérieur. La stabilisation du genou est nécessaire pour une conservation méniscale.     

Au niveau du ménisque latéral, il s'agit le plus souvent de lésion agrandissant le hiatus poplité, vers l'avant, et surtout vers l'arrière, à l'origine d'un ménisque hypermobile, survenant le plus souvent en dehors de toute rupture du LCA.
 
La conservation méniscale est d'autant plus souhaitable que l'on connait les risques d'arthrose de ce compartiment après méniscectomie, en particulier chez des sportifs. Par ailleurs, la cicatrisation du ménisque ne peut être assurée dans tous les cas. Il y a parfois des échecs de cicatrisation, et  la symptomatologie initiale peut récidiver, nécessitant alors une nouvelle intervention (méniscectomie).
 
Il y a des contraintes de rééducation après suture méniscale, car il faut respecter le temps de cicatrisation ; l'appui n’est autorisé qu'à la moitié du poids du corps avec des béquilles, et la flexion est limitée à 90° (pour les sutures postérieures) pendant 4 semaines.
La rééducation est débutée rapidement, d’abord seul, puis, si besoin, chez un rééducateur après une quinzaine de jours.
 
 




 
Greffe Méniscale
 

 
La greffe méniscale est utilisée dans des cas très particuliers en Europe et dans le monde depuis une quinzaine d’années, avec des résultats publiés, qui semblent encourageants pour la diminution des douleurs et la réduction du risque arthrosique.
 
En France, pour des raisons administratives et juridiques d'utilisation des greffons, cela était interdit jusqu'à il y a peu de temps.
 
 


 


RESULTATS DE LA CHIRURGIE MENISCALE


La chirurgie méniscale est une véritable intervention chirurgicale de l’articulation du genou.

Le ménisque est un tissu vivant, vascularisé. La capsule articulaire, qui transforme l'articulation en une cavité étanche est vascularisée (saignement) et innervée (douleur).
La récupération est souvent rapide, parfois en moins de 10 jours, notamment en cas de lésion méniscale traumatique, surtout chez un patient jeune. Mais parfois, l'évolution est plus lente. Elle peut nécessiter dans quelques cas 1 à 2 mois de repos et/ou de rééducation.

Si l'arthroscopie est réalisée dans un contexte d’arthrose du genou, cette arthrose conditionne la récupération du genou après l'intervention. La convalescence peut être incomplète et lente. Il faut attendre, au moins 3 mois, dans un contexte d'arthrose, avant de penser qu'il n'y aura pas de guérison. L'arthroscopie pour lésion méniscale d'origine arthrosique, est une intervention qui permet de faire disparaître certains symptômes douloureux ou génants ; les résultats ne sont pas forcément certains et immédiats. Cette chirurgie arthroscopique (méniscectomie) n’aura pas de conséquence sur l'arthrose qui persistera et continuera probablement à s'aggraver.

Après l'intervention, il faut ménager l'articulation et récupérer progressivement.
Il faut mettre au repos le genou, bien le glacer, et si besoin prendre un traitement antalgique.
Il est inutile de vouloir aller vite et d'espérer gagner du temps "en forçant". Il est bien plus probable, au contraire, que cela fasse persister le gonflement du genou et augmenter les douleurs.




REEDUCATION APRES CHIRURGIE MENISCALE


La rééducation n'est pas obligatoire.
Durand les quinze premiers jours post-opératoires, il faut avoir une activité limitée.
Il ne faut effectuer que les exercices préconisés par le kinésithérapeute, vu avant ou après la sortie du service ambulatoire.

Si le genou récupère progressivement seul, il n'est pas utile de faire de la rééducation. Il est préférable de reprendre progressivement des activités simples dont la durée et l’intensité sont augmentées progressivement.

Si au bout de 2 à 3 semaines, aucune amélioration n’est constatée, que les douleurs restent toujours importantes, sans évolution, la rééducation peut être utile.
Elle doit être prudente, essayant initialement de lutter contre les douleurs, de faire régresser l’épanchement articulaire, et de récupérer les mobilités articulaires.

Le travail de musculation n'est débuté que lorsque les douleurs ont diminué. Il est essentiel alors d’effectuer cette récupération , ce renforcement musculaire très progressivement, en augmentant la durée des efforts. Le travail en intensité est repris une fois que tout s'est amélioré.




EVENTUELLES COMPLICATIONS  APRES  CHIRURGIE DES MENISQUES


Ces complications sont rares, mais elles peuvent survenir, comme pour toute chirurgie, et l’arthroscopie est une chirurgie.

L’ arthroscopie du genou est une technique chirurgicale très sure.
Les quelques risques qui peuvent survenir sont :

- Les complications pendant l’intervention

  • Les complications vasculaires : l'artère ou la veine poplitée peuvent être très exceptionnellement blessées, pouvant avoir des conséquences graves.
  • Les complications nerveuses : une zone d'anesthésie cutanée voire des fourmillements localisés sont possibles par atteinte de petits rameaux nerveux situés sous la peau au niveau de la cicatrice. En général ces sensations désagréables s'atténuent avec le temps. Les lésions nerveuses plus importantes sont exceptionnelles.
  • Une entorse du ligament latéral interne peut survenir, due aux manœuvres qui permettent d'écarter le fémur du tibia pour accéder aux ménisques.  Elle n’a aucune gravité, cicatrise spontanément en quelques semaines, mais elle peut expliquer des douleurs pendant un certain temps.
  • Le bris d'instruments : les instruments utilisés sont fragiles et peuvent (rarement cependant) se casser même s'ils sont maniés par un opérateur soigneux et entraîné.

- Les complications après l'opération

  • Les complications thrombo-emboliques : les phlébites et les embolies pulmonaires ne sont pas spécifiques de l'arthroscopie. Elles sont très rares. La prescription d’un traitement anticoagulant préventif (injection quotidienne d’héparine) n’est d’ailleurs dans la plupart des cas pas recommandée.
  • Les douleurs : l'arthroscopie est une véritable intervention chirurgicale. L'articulation peut rester douloureuse, parfois très douloureuse, parfois longtemps (plus de un mois), surtout s'il y a beaucoup d'arthrose, surtout si trop d'efforts, trop intenses, trop précoces, et/ou trop prolongés, sont demandés à l'articulation.
  • L'arthrite : c'est une infection post-opératoire de l'articulation. La fréquence est rare, moins de 0,5% de toutes les arthroscopies. Le traitement nécessite une nouvelle intervention, un lavage arthroscopique de l'articulation et un traitement antibiotique adapté prolongé.
  • L'hémarthrose : c'est la survenue d'un épanchement sanguin important et douloureux dans l'articulation. Rare (0,5%), son traitement peut nécessiter une ponction, plus rarement un lavage.
  • Un épanchement non sanguin de l'articulation est possible, souvent dû à une reprise trop rapide de l'activité. Sa persistance peut parfois nécessiter une infiltration intra-articulaire.
  • Une tuméfaction localisée sur la cicatrice est possible. La guérison spontanée est habituelle. Un geste chirurgical d'excision est exceptionnellement nécessaire.
  • Le syndrome algodystrophique, complication très rare mais non spécifique de l'arthroscopie est responsable de douleurs et de raideur. Son évolution est longue parfois 12 à 18 mois. Sous traitement, avec le temps, la guérison est habituelle
  • L'arthrose. Si l'arthroscopie a été effectuée pour une lésion méniscale dégénérative arthrosique, l’arthrose continuera à progresser.
Le fait que le ménisque présente des lésions fissuraires signifie que l'arthrose est en train d'évoluer. L'arthroscopie n'interrompra pas cette évolution et parfois même l'arthrose progressera plus vite. Cette arthrose persistante peut être responsable de la persistance de douleurs, sans aucune amélioration par rapport à l'état pré-opératoire.
Il n'y a pas de lien entre sévérité des douleurs et sévérité de l'arthrose. Les arthroses les plus avancées ne sont pas forcément les plus douloureuses.


  POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :

   - Fiche d'information Persomed : Chirurgie arthroscopique du ménisque

   - Fiche d'information Asspro : Suture méniscale sous arthroscopie


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